Société d'Agriculture Sciences et Arts de la Sarthe

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Les sorties 2019

 

De temps en temps, la réunion du samedi après-midi se transforme en une sortie-découverte du Mans ou d'un lieu proche.

Une fois l'an, un samedi entier est consacré à la visite d'une ville ou d'un territoire rural de la région proche du Mans.

Visites de demeures seigneuriales, de manoirs privés, d'églises rurales et urbaines, de moulins, d'entreprises artisanales agricoles et industrielles, etc... ponctuent la journée coupée par un déjeuner au restaurant. 

 

 

NB : Les photos, éditées ici sous codage en empêchant la copie, sont mises à la disposition de nos membres sur simple demande par courriel.

 

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Le samedi 18 mai 2019,

sous la conduite de Joseph Guilleux et André Olivier,

nous avons découvert

le Saosnois

 

L’église Saint-Pierre et Saint-Paul de Moncé-en-Saosnois a conservé des éléments de construction des XIIe et XVIe siècles. Son intérêt réside dans la magnificence de son décor intérieur.

 

 

 

 

 

Jean-Baptiste Bouteiller, curé de la paroisse pendant plus de quarante ans, offrit l’important retable de pierre qui s’étale sur toute la surface murale en débordant sur les deux latéraux de retour. Élevé sur trois niveaux, son décor, daté de 1709, fut l’œuvre du peintre et sculpteur terracotiste manceau Joseph Coëffeteau. Les autels meublent la base, l’élévation est scindée par des colonnes encadrant des panneaux décorés de statues en ronde bosse. Le couronnement comporte un entablement à l’Antique avec des pots à feu dans une niche centrale renfermant une Vierge à l’Enfant.

Au fond du chœur, un puits de lumière éclaire la scène centrale de la crèche et de l’adoration des bergers.

 

 

 

 

De part et d’autre, quatre statues à taille humaine (St-Pierre et St-Paul, St-Julien et St-Eutrope) et deux plus petites (Ste-Barbe et Ste-Marguerite) attirent le regard du visiteur. Sur les retours d’aile, au-dessus de chaque autel les retables offrent des panneaux aux scènes en ronde bosse se rapportant aux martyres des saints patrons de la paroisse.

Côté sud, sur le mur de la chapelle Ste-Anne élargissant l’église, un retable doté d’un panneau en ronde bosse développe le thème de la naissance de la Vierge.

 

Sur la commune d’Avesnes-en-Saosnois, le propriétaire du manoir de Verdigné a présenté deux des corps de bâtiments en cours de restauration, en expliquant l’ensemble des travaux réalisés et à venir. Ce manoir,  construit dans le dernier quart du XVIe siècle, s’inspire des principes de l’architecte Philibert de l’Orme.

 

 

 

 

Au fond d’une cour intérieure, s’élève un bâtiment principal flanqué de pavillons dotés de bouches à feu. Il est bordé par deux ailes terminées également par des pavillons bastionnés avec bouches à feu. Le corps principal a conservé d’imposantes cheminées Renaissance et l’aile latérale ouest, la mieux conservée, a retrouvé, à son faîte sur toute sa longueur, l’enfilade d’une magnifique voûte lambrissée.

 

 

 

À Peray, l’église Saint-Jouin, moine ermite poitevin, datable du XIIe siècle, a subi divers remaniements. Un porche gothique aux fines colonnettes s’ouvre sur la façade, avec à son avant un balet sous lequel se réunissait la communauté villageoise et les membres de la fabrique. Le clocher campanile comporte deux ouvertures pour les cloches. Au nord une chapelle latérale a été ajoutée au XVIe siècle.

 

    

 

 

 

 

Le retable de bois couronné par la statue de St-Jouin montre des colonnes torses du XVIIe siècle. Il a conservé en son centre une statue de la Vierge à l’Enfant en pierre du XVe siècle, entourée de deux statues en terre cuite de St-Gilles et de St-Antoine de Padoue. La voûte lambrissée de la nef, datée de 1550, accompagne le groupe sculpté de la poutre de Gloire. Son décor est localisé sur deux bandes dont les cercles contiennent les instruments de la Passion. Les entraits de la charpente sont peints.

Dans la chapelle seigneuriale ce sont les deux versants du lambris de la partie centrale qui sont le plus décorés. Le retable en pierre est orné des statues en terre cuite de St-Jean-Baptiste et de St-Jacques.

 

À l’entrée nord du village, le tracé de la route du XIXe siècle a séparé l’importante motte féodale et son fossé, de sa basse-cour. D’une hauteur de 30 m, son donjon permettait de surveiller toute la contrée. Elle était le centre d’une importante châtellenie et faisait partie d’une ligne de fortifications, passant par les mottes d’Avesnes, Monhoudou, Courgains, Saosnes, Saint-Rémy-du-Plain, dite des Fossés Robert. Ce système fut l’œuvre des comtes de Bellême, vassaux des ducs de Normandie devenus rois d’Angleterre, en lutte contre le comte du Maine pour la possession du Saosnois, au cours des XIe et XIIe siècles.

 

 

        

la motte féodale

 

 

L’actuel château de Saint-Aignan fut reconstruit sur l’emplacement d’une forteresse médiévale détruite par un incendie en 1589, dont il ne subsiste qu’une tour. D’une apparence majestueuse, il est formé d’un grand bâtiment rectangulaire comportant, en son centre, un pavillon carré surmonté d’un belvédère qui  comprend un bel escalier de pierre. À son extrémité, un gros pavillon ajouté en 1786 est désormais la partie habitée du bâtiment.

 

 

Reçus par son propriétaire, nous avons pu voir sous sa conduite les extérieurs du château

et recevoir les explications des phases de sa restauration.

 

 

 

 

 



05/06/2019
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