Société d'Agriculture Sciences et Arts de la Sarthe

Société d'Agriculture Sciences et Arts de la Sarthe

70- Jean Lepart, 1974

Jean Lepart

 

1974 à 1992

 

     par Didier Béoutis

 

 

     Jean Lepart est né au Mans, le 25 octobre 1906, dans une famille d’origine sarthoise, son père tenant un commerce de nouveautés au centre-ville, boulevard René Levasseur. Il fait ses humanités primaires et secondaires au lycée de garçons du Mans, avant d’entamer des études de médecine, à la faculté de Paris.

     Reçu docteur en médecine en 1933 sur une thèse portant sur l’articulation de la hanche, intitulée « la cavité cotyloïde, son développement et ses artères », Jean Lepart se tourne alors vers la chirurgie, intégrant, en 1936, le groupe des chirurgiens de la clinique des Sœurs Franciscaines, au Mans, rue Lionel Royer. Le 7 mars 1936, il avait épousé Mlle Mauricette Trion. Le couple aura deux filles.

     Lors de la déclaration de guerre, en septembre 1939, Jean Lepart fut mobilisé comme médecin-capitaine en Argonne. Démobilisé en 1940, il revint au Mans, et retrouva la clinique des Franciscaines, autour du docteur Laburthe-Tolra. Afin de pallier à la rareté des patients, en cette période d’occupation allemande, il dut aller opérer, tous les quinze jours, alternativement, à La Flèche et à Évron.

     En 1942, Jean Lepart entra dans la section mancelle, animée par Georges Dugué (« Brottier » dans la Résistance) du réseau « Confrérie Notre-Dame » animé, au niveau national, par le colonel Rémy, et y joua un rôle d’agent de renseignements.

     Poursuivant ses activités chirurgicales à la clinique des Franciscaines (resté seul chirurgien, la clinique fermera lorsqu’il partira en retraite, en 1971), le docteur Jean Lepart trouva le temps de se lancer dans la vie associative et la recherche historique. Il s’intéressa tout d’abord à la pêche en rivière, présidant la Société de pisciculture de la Sarthe et rédigeant une notice sur l’histoire de la pisciculture dans le Haut-Maine depuis le XVIIIème siècle.

 

 

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     En 1945, Jean Lepart adhéra à la Société d’Agriculture, Sciences et Arts de la Sarthe et à la Société historique de la Province du Maine. C’est au sein de ces deux sociétés qu’il allait s’adonner à la recherche historique. Loin de se spécialiser dans un domaine de recherches précis, ou de se lancer dans une œuvre d’importance, Jean Lepart rédigea des notices et prononça des conférences sur des sujets divers touchant aussi bien la médecine (la médecine grecque ; les médecins flibustiers et la pathologie exotique), les sciences naturelles (présence de types de rongeurs et d’écrevisses dans les cours d’eaux sarthois), que les croyances dans le Maine (la sorcellerie ; le Jansénisme ; la « Petite Église »), ou des biographies de personnalités des XVIIème et XVIIIème siècles (le maréchal de Tessé, André-Pierre Ledru, l’abbé Grégoire, Siéyès, le « contre-Chouan » Branche d’or).

     Jean Lepart a participé à deux ouvrages collectifs : « Les étains pharmaceutiques », co-rédigé avec l’abbé Paul Bidault (1972) et « l’Histoire religieuse du Maine » (1978) où il rédigea le chapitre « les bouleversements de la Révolution ».

    En 1972, Jean Lepart fut élu à l’Académie du Maine. Il occupait les fonctions de deuxième vice-président de « Sciences et arts » à la fin de 1973, lorsque le premier vice-président, l’historien André Pioger décéda, alors qu’André Bouton avait déjà décidé de ne pas solliciter le renouvellement de son mandat de président. Ces circonstances le conduisirent à être élu président, en janvier 1974. Réélu à cinq reprises, Jean Lepart ne sollicitera pas le renouvellement de son mandat en 1992, pour raisons de santé.

Il est décédé, au Mans, le 2 avril 2002, alors âgé de 95 ans.

 

 

 

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30/06/2016
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